Avant même la pandémie COVID-19, la surpopulation des villes et la pollution nous poussaient pour repenser notre concept de mobilité. Les mesures de distanciation sociale rendent l’utilisation des transports publics plus compliquée aujourd’hui. Pour cette raison, la bicyclette électrique pourrait devenir le principal moyen de transport urbain : elle favorise l’activité physique et ne pollue pas. Si les voitures et les motos électriques gagnent une part de marché importante, la bicyclette électrique représente une alternative plus économique mais tout aussi fonctionnelle. Le rapport de Deloitte TMT intitulé Predictions for 2020 a certifié, avant même la crise sanitaire, que le succès des vélos électriques sera l’une des six tendances mondiales les plus importantes dans les années à venir.2019, le nombre de citoyens espagnols qui utilisent la bicyclette avec une certaine fréquence a atteint 50,7 % de la population entre 12 et 79 ans. Au total, près de 20 millions de personnes, selon le Baromètre de la bicyclette. Pourtant, 60% des Espagnols considèrent que leur ville n’est pas adaptée à la coexistence des véhicules et des cyclistes. C’est ce que reflète la 5e radiographie des habitudes de mobilité des Espagnols, réalisée en 2018 par l’Alphabet Mobility Forum. Il est donc nécessaire d’investir dans les infrastructures pour accroître l’attrait du vélo électrique.

LE CODE DE LA ROUTE POUR LE VÉLO ÉLECTRIQUE

Le vélo électrique est équipé d’un moteur qui permet de pédaler avec moins d’effort. Le générateur électrique accumule de l’énergie grâce au pédalage du cycliste et la libère au moment où elle est le plus nécessaire, comme au démarrage ou dans les montées. Il est à noter que les vélos électriques sont divisés en deux catégories : les vélos de vitesse, qui ressemblent à un cyclomoteur, et les vélos à pédalage assisté, véritables protagonistes de cette petite révolution de la mobilité urbaine. Il existe différents modèles selon l’usage auquel ils vont être destinés : du vélo urbain pliant au E-MTB à double suspension. Selon Deloitte, l’Espagne a enregistré une augmentation de 55 % de l’achat de vélos à assistance au pédalage en 2018 et la tendance est toujours à la hausse. Le moteur d’un vélo à pédalage assisté peut atteindre une puissance maximale de 250 W et une vitesse de 25 km/h. La sécurité et le casque ne sont pas obligatoires, mais ils doivent être portés sur une piste cyclable, partout où elle est présente.

Au contraire, pour les motos de vitesse, dont la limite de vitesse est de 45 km/h et qui ont un moteur de 4000 W, l’assurance et le casque sont obligatoires. En outre, ils doivent être conduits sur la route de la même manière qu’un cyclomoteur. Les deux modèles doivent être équipés d’un rétroviseur et d’un feu de position, ainsi que d’un double système de freinage, d’une sonnette et d’une signalisation arrière. Concentrons-nous maintenant sur le vélo à assistance électrique au pédalage.